Conseil municipal houleux
Karim André Laz propose trois mesures pour assainir les discussions
Constatant un climat difficile à l’hôtel de ville, le conseiller municipal du district 3 et chef intérimaire d’Oser Beloeil, Karim André Laz, propose d’agir pour assainir les discussions afin d’assurer un climat propice à des débats respectueux.
Lors de la séance du conseil du 23 mars, quatre élus du parti Beloeil, c’est nous! ont pris la parole pour dénoncer le fait que M. Laz se soit exprimé publiquement dans les médias sur le dossier de la piscine en eaux vives. Deux de ces interventions visaient personnellement M. Laz et ont nécessité un rappel au règlement.
«Les propos tenus hier au conseil ne rendent pas honneur à la fonction que nous occupons. Ils étaient inutilement blessants et vexatoires, en plus de me prêter des intentions malveillantes. Le verdict des citoyennes et des citoyens de Beloeil est un conseil municipal divisé, et le maire doit accepter notre droit à la dissidence et à nous exprimer publiquement. Il faut éviter de tomber dans les attaques personnelles et réfléchir à un cadre où chaque élu peut s’exprimer librement», affirme M. Laz.
Proposition 1 – Respecter les rappels au règlement
À titre de maire, Daniel Picard assure la présidence des séances du conseil. Il est donc responsable de l’application du Règlement de régie interne du conseil municipal ainsi que du Code d’éthique des membres du conseil. Or, au cours des dernières séances, lors de rappels au règlement, le maire a pris la parole pour argumenter sur le fond des dossiers plutôt que de trancher sur la forme, comme le prévoit le règlement.
«Nous proposons que le maire tranche chaque rappel au règlement en indiquant clairement s’il accepte ou non le rappel et, au besoin, les mesures correctives à apporter. En évitant d’argumenter sur le fond, nous estimons que les décisions sur la forme de nos échanges seront plus claires pour tous. Par exemple, il pourrait être pertinent de demander à un conseiller qui impute des motifs indignes à un collègue de retirer ses propos», explique M. Laz.
Proposition 2 – Mieux encadrer les interventions au conseil municipal
Lors des premières séances du nouveau conseil de ville, à la suite des élections, M. Laz a invité les membres de sa formation politique à éviter de multiplier les interventions à la période de questions du conseil de ville et à canaliser leurs préoccupations par l’entremise des élus du caucus d’Oser Beloeil. Cette approche visait à éviter une surenchère d’interventions sur des sujets déjà traités.
Cependant, M. Laz constate que, bien que son caucus limite autant que possible ses interventions à une par sujet, le caucus de Beloeil, c’est nous! intervient souvent à plusieurs reprises. À titre d’exemple, lors de la séance du 23 mars, quatre élus de cette formation sont intervenus en lien avec la prise de parole de M. Laz sur la piscine en eaux vives.
«L’objectif n’est pas de museler qui que ce soit, mais nous proposons d’explorer une règle informelle permettant d’assurer une certaine équité dans la prise de parole. Nous pourrions, par exemple, convenir qu’une personne par formation politique s’exprime sur un sujet, en plus du maire», suggère M. Laz.
Proposition 3 – Assurer plus de transparence pour les comités pléniers
Lors de la dernière campagne électorale, Oser Beloeil proposait d’accroître la transparence des comités pléniers en rendant accessibles les documents pouvant être diffusés ainsi que les résultats des délibérations. Cette proposition avait d’ailleurs été appuyée par Beloeil, c’est nous!.
«Nous demeurons convaincus qu’une plus grande transparence permettrait aux citoyennes et aux citoyens de mieux comprendre les dossiers traités par le conseil municipal. Il y a deux à trois séances préparatoires avant chaque conseil de ville. Sans accès aux informations essentielles qui en découlent, nous ne présentons pas un portrait complet de notre travail à la population», souligne M. Laz.
«Nous souhaitons élever le débat au conseil municipal en soumettant ces trois propositions, qui peuvent contribuer à rehausser la qualité des échanges. Il est sain, en démocratie, que les élus puissent exposer leur vision, même lorsqu’elle n’est pas majoritaire. J’invite mes collègues de Beloeil, c’est nous! à cesser toute forme de pression visant à limiter notre droit de nous exprimer publiquement», conclut M. Laz.
